Échanges autour de reconnaitre un « bon vélo »

L’idée

Introduction rapide

Prendre le plus de plaisir possible avec son vélo en ayant des connaissances pour choisir celui adapté à sa pratique, taille, budget et facile à entretenir, si on le souhaite.

Les ressources nécessaires à cet objectif existent déjà sur le web, livre, etc. L’échange entre personnes ayant chacune son niveau de connaissance est guidée par le souhait d’apprendre à mieux lire l’histoire d’un vélo, sans toujours se référer à un connaisseur.

La réflexion pourra aboutir à différents outils à partager et tester, ils ne remplaceront jamais l’expérience, mais peuvent servir d’accélérateur pour gagner en compétences.

« Un bon vélo » dans ce cadre est défini par le vélo qui offrira le maximum d’agrément à son utilisateur et qui sera fiable dans le temps. Ce ne sera ni le plus cher, ni le plus luxueux, même si reconnaitre de bons composants adaptés à sa pratique permettra souvent de prendre plus de plaisirs par la suite.

La première rencontre

Le cadre : dans le jardin d’une association, entre 4 personnes devant un tas de vélos de récupération et quelques vélos stationnés dans le jardin. Les échanges seront oraux, je retranscris quelque souvenir ici.

Ce qui fait un mauvais vélo

Une amorce pour essayer de repérer des défauts réversibles sur des vélos.

Le premier vélo candidat, qui avait une fourche tordue et une tige de selle trop sortie, s’est volatilisé avec son propriétaire avant que nous ayons eu le temps d’échanger pendant que nous regardions autre chose, je n’ai toujours pas réussi à interpeller le propriétaire sur les dangers potentiels de son vélo. En l’état ce vélo restait un mauvais vélo car dangereux avec la fourche bien abimée et la tige de selle risquant de casser. De plus la taille n’était pas adaptée, pour une autre personne et une fourche neuve, il pourra devenir un bon vélo potentiel.

Heureusement pour nous, un autre vélo avait une fourche tordue et me permettait de poser la question de pourquoi ce vélo était-il mauvais en l’état. La fourche non alignée n’a pas sauté aux yeux des autres participants et il a fallu sortir un manche à balai pour montrer le défaut d’alignement. L’axe de roue était quasiment alignée sur l’axe de direction, malgré un fourche bien courbée à l’ancienne. La question s’est posé de savoir, si ce n’était pas la géométrie normale de cette fourche. Heureusement pour moi, un vélo jumeau était juste à côté et permettait de montrer la différence d’alignement. Puis le doute a été complétement levé par un examen minutieux du jeu de direction, les différentes bagues / coupelles n’étaient plus parallèle dévoilant que le pivot était lui aussi tordu.

Les vélos jumeaux

Deux vélos anciens très semblables étaient sorties cote à cote, ils ont été de bons exemples pour chercher de petites différences et argumenter sur ce que l’on trouvait mieux sur l’un ou l’autre. La couleur, marque, sans doute année étaient identiques, mais l’un était un cadre droit classique, alors que l’autre possédait un cadre ouvert à triple triangles. Nous avons amorcé la discussion sur cette différence et quel avantage mécanique pouvait avoir l’un ou l’autre choix, la rigidité des triangles a été évoqués car non déformable, il a été remarqué que le triangle avant n’était pas un vrai triangle, car avait quatre côtés avec le tube de direction. Ensuite nous avons cherché les différents matériaux, trouvé qu’il y avait des jantes aciers et alu. Il a été posé la question de la durabilité des gommes de freins dans le temps, se suffit-on qu’il reste de la gomme, ou le vieillissement est-il aussi un paramètre important comme sur les pneumatiques. Nous avons constaté une différence des freins à simple ou double pivot. Un vélo hollandais à proximité utilisé premièrement pour comparer les différents types de cadre ouvert, nous a permis d’évoquer la différence entre pédalier à clavette et axe carré.

Lire, nommer pour (mieux re)connaitre

Petit temps de lecture de ce qui était écrit sur quelques vélos, avec des indices de marques de composants ou vélos, mais aussi des indices sur les matériaux des cadres, au menu : évocation de différents types d’acier (hi-ten, cromo) et de façonnage de tube simple ou à épaisseur variable. Les vélos d’exemple pouvaient être facilement nommés de vintage, on a donc commencé à essayer de nommer la catégorie de quelques vélos stationnés dans le jardin. VTT, VTC, Gravel sont ressortis rapidement avec un essai de définition des différences typiques entre ce type de vélos, surtout axés sur la taille des roues et les passages de cadre adaptés aux gros pneus ou non. Parmi la connaissance des noms de marques, nous avons évoqués, qu’il y avait moins de marques de composants que de vélos complets, qu’avoir des repères sur les gammes pouvaient être une bonne entrée pour reconnaitre rapidement le niveau de qualité d’un vélo. Avec une attention apportée au mix de qualité pouvant être présent sur un même vélo.

Standards et normes

Les noms écrit sur un vélo ont permis d’aborder les standards disparus des vieux vélos français, ainsi que les marques disparues, renommées ou toujours là. Avec un point sur les nouveaux standards basés sur des mesures en pouces créant parfois des différences de moins d’un millimètre sur des pièces presque identiques, mais non compatible.

Nos vélos

Parmi les participants à cet échange, nous étions trois avec nos vélos, nous avons donc présenté rapidement, pourquoi nous les avions choisis, ce que nous avions fait dessus, ce que nous aimions ou pas. Cela a permis d’échanger sur des éléments de confort comme la taille des pneus, leurs sculptures selon les usages, de la forme des selles et de leur mollesse, ainsi que de la position des mains sur les guidons. Mais aussi très rapidement sur le développement, matières du cadre et position sur le vélo.

Conclusion

Les personnes souhaitent continuer à discuter autour des notions permettant de définir un bon vélo.

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